L’essentiel à retenir
- La CSP 43 regroupe les professions intermédiaires de la santé et du travail social selon la nomenclature INSEE.
- Elle inclut infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes, assistants sociaux et éducateurs spécialisés diplômés d’État.
- Un diplôme d’État de niveau bac+2 à bac+5 est requis pour accéder à ces métiers.
- En 2026, la demande pour ces professions est en forte hausse liée au vieillissement de la population.
Les professions intermédiaires de la santé et du travail social correspondent à la catégorie socioprofessionnelle 43 (CSP 43) de la nomenclature INSEE. Ce groupe rassemble des salariés dont le niveau de qualification se situe entre celui des cadres et celui des employés : infirmiers, sages-femmes, assistants sociaux, éducateurs spécialisés ou kinésithérapeutes. En 2026, cette catégorie reste l’une des plus dynamiques du marché de l’emploi en France.
La catégorie socioprofessionnelle 43 : de quoi parle-t-on ?
La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) classe les actifs français en grands groupes. Le groupe 4 regroupe l’ensemble des professions intermédiaires, et la sous-catégorie 43 se concentre précisément sur les métiers de la santé et du travail social.
Cette classification est utilisée par l’INSEE pour analyser les structures sociales, les inégalités de revenus et les dynamiques du marché du travail. Elle distingue plusieurs niveaux : les cadres (groupe 3), les professions intermédiaires (groupe 4), les employés (groupe 5) et les ouvriers (groupe 6). Les professions intermédiaires occupent un rang pivot dans cette hiérarchie.
La catégorie 43 est particulièrement étendue : elle couvre autant les techniciens de la santé que les professionnels du travail social, avec des métiers très différents dans leur quotidien mais qui partagent un niveau de formation bac+2 à bac+3 et un rôle d’interface entre les équipes et les bénéficiaires.
Quels métiers composent la nomenclature de la CSP 43 ?
La nomenclature détaillée de la catégorie 43 comprend quatre sous-groupes. Chacun regroupe des emplois aux missions spécifiques, mais tous exercent un rôle d’intermédiaire indispensable dans les structures de soin ou d’accompagnement social.
- Sous-groupe 431 – Techniciens médicaux : manipulateurs en radiologie, techniciens de laboratoire, audioprothésistes, opticiens-lunetiers.
- Sous-groupe 432 – Infirmiers et sages-femmes : infirmiers diplômés d’État, infirmiers spécialisés (puériculteurs, anesthésistes) et sages-femmes salariées.
- Sous-groupe 433 – Rééducateurs : kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, pédicures-podologues.
- Sous-groupe 434 – Professions intermédiaires du travail social : assistants de service social, éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale familiale, moniteurs-éducateurs.
Ces familles de métiers représentent plusieurs centaines de milliers de salariés en France. Pour les professionnels du travail social relevant de la convention collective nationale 66, des revalorisations salariales ont été négociées en 2026, avec des répercussions directes sur les grilles de rémunération. Notre article sur la convention 66 et Nexem détaille ces évolutions salariales.
Quel niveau de qualification faut-il pour exercer ces professions ?
La grande majorité des emplois classés en catégorie 43 exigent un diplôme d’État spécifique, obtenu après deux à cinq ans d’études supérieures. L’infirmier diplômé d’État suit une formation de trois ans en IFSI, le kinésithérapeute valide cinq ans d’études depuis la réforme LMD, et les professions du travail social requièrent deux à trois ans de formation reconnue par l’État.
Ces cursus intègrent systématiquement des stages pratiques en immersion, ce qui les distingue des parcours purement académiques. La certification est souvent suivie d’une inscription à un ordre professionnel ou d’un agrément, notamment pour les infirmiers et sages-femmes ou les masseurs-kinésithérapeutes.
Le niveau bac+2 à bac+3 correspond généralement au niveau II ou III de la nomenclature des niveaux de formation. Ce positionnement explique pourquoi ces professions occupent une place à part dans la hiérarchie socioprofessionnelle française, nettement au-dessus des employés non qualifiés, sans atteindre le statut cadre.

Professions intermédiaires de la santé : quels défis en 2026 ?
En 2026, les professions intermédiaires de la santé et du travail social font face à des défis structurels importants. Les déserts médicaux s’étendent, et des métiers comme infirmier libéral ou assistant social en zone rurale peinent à recruter. Les conditions de travail, la charge administrative et les niveaux de rémunération restent au cœur des revendications syndicales.
Les réformes successives du secteur médico-social ont redéfini les périmètres de compétences. Les infirmiers en pratique avancée (IPA) exercent désormais des missions qui empiètent sur le domaine médical. Dans le champ de la santé libérale, la simplification du remboursement via le tiers payant généralisé a transformé le quotidien des praticiens — une évolution bien documentée dans notre article sur TP Oxantis et le tiers payant.
Le vieillissement de la population française accentue la demande sur l’ensemble de ces métiers. Les projections prévoient une hausse significative des besoins en soins infirmiers, en accompagnement des personnes âgées et en rééducation. Ces professions intermédiaires se trouvent en première ligne d’une transformation profonde du système de santé français.
Questions fréquentes
Quelles sont les professions intermédiaires de la santé et du travail social ?
La catégorie socioprofessionnelle 43 regroupe quatre sous-groupes : les techniciens médicaux (manipulateurs radio, techniciens de laboratoire), les infirmiers et sages-femmes, les rééducateurs (kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes) et les professionnels du travail social (assistants sociaux, éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale familiale). Ce sont des salariés diplômés d’État dont le niveau de qualification se situe entre bac+2 et bac+5.
Quelles sont les professions intermédiaires ?
Les professions intermédiaires forment le groupe 4 de la nomenclature PCS de l’INSEE. Elles regroupent les professions intermédiaires de l’enseignement (41), celles de la santé et du social (43), les professions intermédiaires administratives de la fonction publique (45) et les contremaîtres et agents de maîtrise (48). Ce groupe occupe une position intermédiaire entre les cadres et les employés dans la classification française.
Quels sont les métiers de la santé et du social ?
Les métiers de la santé et du social couvrent un spectre large. Du côté santé : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes, aides-soignants. Du côté social : assistants sociaux, éducateurs spécialisés, animateurs socioculturels, moniteurs-éducateurs et conseillers en économie sociale familiale. Ces professionnels exercent dans des hôpitaux, des associations, des collectivités ou en libéral.
Quelles sont les professions du travail social ?
Les professions du travail social reconnues par l’État comprennent l’assistant de service social, l’éducateur spécialisé, le conseiller en économie sociale familiale (CESF), l’éducateur de jeunes enfants et le moniteur-éducateur. Chacune nécessite un diplôme d’État spécifique et s’exerce dans des structures variées : foyers d’hébergement, services de protection de l’enfance, établissements pour personnes handicapées ou milieu ouvert.





