Convention 66 : augmentation de la valeur du point 2026 avec Nexem, ce que vous devez savoir

❝Valeur du point CC66 en 2026 : négociations Nexem, tableau récapitulatif des revalorisations et impact concret sur votre salaire mensuel dans le secteur social.❞
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Sommaire

La valeur du point Convention 66 fait l’objet de vives attentes en 2026. Pour tous les salariés du secteur social et médico-social relevant de la Convention Collective Nationale du 15 mars 1966, chaque revalorisation du point se traduit directement par une augmentation salariale. En 2026, les négociations entre les syndicats et l’organisation patronale Nexem au sein de la BASS (Branche Associative Sanitaire et Sociale) restent tendues, et la question d’une hausse significative est loin d’être réglée.

Rappel : qui est concerné par la Convention Collective 66 ?

La Convention Collective Nationale du 15 mars 1966 — dite CC 66 ou Convention 66 — s’applique aux établissements et services privés à but non lucratif accueillant des personnes en situation de handicap, d’inadaptation sociale ou souffrant de troubles psychiques. Elle couvre un périmètre très large : ESAT, IME, SESSAD, CHRS, SAMSAH et bien d’autres structures associatives.

En France, plusieurs centaines de milliers de professionnels sont directement concernés : éducateurs spécialisés, moniteurs-éducateurs, assistants de service social, aides médico-psychologiques, accompagnants éducatifs et sociaux, cadres de direction… Le niveau de rémunération de chacun est calculé à partir d’un coefficient multiplié par la valeur du point, d’où l’enjeu central de toute revalorisation.

Nexem est l’organisation patronale représentative du secteur. Elle négocie au sein de la BASS avec les fédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC). Depuis la fusion d’Unifed et de Syneas, Nexem s’impose comme l’interlocuteur incontournable des employeurs dans toutes les négociations salariales de la branche.

Le contexte de la négociation de la valeur du point 2026

La trajectoire des négociations au sein de la BASS est marquée par de fortes tensions depuis plusieurs années. En 2025, la partie patronale menée par Nexem a mis à plusieurs reprises la négociation à l’arrêt, invoquant des contraintes de financement des pouvoirs publics. Cette posture a alimenté un sentiment de blocage profond chez les représentants syndicaux et les salariés du secteur.

Le contexte budgétaire pesait lourd : les enveloppes allouées par les Agences Régionales de Santé (ARS) et les Conseils Départementaux n’ont pas suivi la hausse du coût de la vie. Les associations employeuses se retrouvaient prises en étau entre des financeurs publics contraints et des salariés en attente d’une revalorisation salariale juste.

Le Ségur de la Santé, mis en place à partir de 2020, a certes apporté des revalorisations supplémentaires — notamment sous forme de prime Ségur — mais ces mesures n’ont pas touché l’ensemble des professionnels de la CC 66 de manière uniforme, laissant subsister de profondes inégalités au sein même de la branche. Le Ségur a aussi rapproché le secteur social du secteur sanitaire, dont la modernisation passe par des outils comme la gestion du tiers payant pour alléger la charge administrative des structures.

En 2026, les partenaires sociaux devaient reprendre les discussions autour de la valeur du point avec un objectif affiché : rattraper une partie du différentiel accumulé face à l’inflation. Les syndicats réclament une augmentation substantielle, tandis que Nexem conditionne toute avancée à des engagements fermes des financeurs publics.

Éducateur spécialisé accompagnant une personne en situation de handicap

Valeur du point CC66 : le tableau récapitulatif

La valeur du point de la Convention 66 a progressé ces dernières années, mais souvent en deçà de l’inflation réelle constatée sur la période. Pour bien saisir les enjeux de 2026, voici comment les revalorisations salariales ont évolué depuis 2022 :

Période Valeur du point (€) Contexte de la revalorisation
2022 3,93 € Légère hausse après deux années de gel
2023 3,95 € Revalorisation partielle face à l’inflation
2024 3,97 € Négociation difficile, accord a minima
2025 3,99 – 4,02 € Accord sous tension, Nexem en retrait lors des séances BASS
2026 (en cours) À négocier Demande syndicale de rattrapage significatif

Ces chiffres illustrent une progression lente, souvent inférieure à l’inflation constatée sur la période. Le pouvoir d’achat effectif des salariés de la CC 66 s’est donc dégradé en termes réels, ce qui explique en partie la montée des tensions sociales dans le secteur.

Pour un salarié avec un coefficient 411, chaque centime de hausse de la valeur du point représente environ 4 € bruts mensuels supplémentaires. L’enjeu des négociations 2026 est donc considérable pour des milliers de professionnels du travail social et médico-social.

Comment cette augmentation impacte-t-elle concrètement votre salaire ?

Le salaire brut d’un salarié relevant de la Convention 66 se calcule ainsi : coefficient de l’emploi × valeur du point, auquel s’ajoutent diverses indemnités (ancienneté, sujétions spéciales, prime Ségur, etc.). Un éducateur spécialisé débutant dispose d’un coefficient autour de 411. À 3,99 € le point, son salaire de base brut s’établit à environ 1 640 € bruts mensuels, hors primes.

Une augmentation de 10 centimes de la valeur du point se traduirait par environ 41 € bruts supplémentaires par mois pour ce profil — soit autour de 30 à 33 € nets. Pour les coefficients plus élevés (cadres, directeurs), l’impact mensuel est nettement plus marqué et peut représenter plusieurs dizaines d’euros supplémentaires.

Pour les employeurs, cette revalorisation engendre une charge salariale supplémentaire sur l’ensemble des effectifs. C’est pourquoi Nexem conditionne systématiquement toute proposition d’augmentation à l’obtention de financements publics adaptés. Si vous gérez les bulletins en interne, un bon logiciel de paie PME automatise ces mises à jour et sécurise vos calculs à chaque changement de convention.

Les syndicats appellent à la mobilisation : pourquoi le secteur social se tend-il ?

Début 2026, les grandes fédérations syndicales du secteur — CFDT Santé-Sociaux, CGT, FO — ont maintenu leur pression sur Nexem et les pouvoirs publics. La date du 26 mai 2025 avait marqué un tournant : plusieurs milliers de professionnels avaient rejoint des rassemblements partout en France pour dénoncer le blocage des négociations salariales dans la branche.

En 2026, le mouvement continue de gagner en intensité. Les revendications portent sur la valeur du point, mais aussi sur la reconnaissance globale des métiers du travail social, devenus structurellement sous-rémunérés par rapport à des fonctions équivalentes dans le secteur public. La pénurie de professionnels qualifiés s’aggrave, et les organisations syndicales en font un argument de poids dans leurs négociations avec les employeurs.

Au-delà des revendications salariales, les syndicats pointent le manque de reconnaissance institutionnelle de ces métiers. La mobilisation de mai 2025 a mis en lumière un secteur à bout de souffle, réclamant non seulement une hausse du point d’indice, mais aussi une refonte profonde des grilles de classification.

Valeur du point CC66 : le tableau récapitulatif

La santé mentale des professionnels du social, une réalité alarmante

Derrière la question des augmentations salariales se cache une réalité que les chiffres peinent à capturer : la dégradation continue de la santé mentale des travailleurs sociaux. Épuisement professionnel, sentiment de dévalorisation, glissement de tâches, turn-over élevé… Le secteur fait face à une véritable crise des vocations depuis plusieurs années.

Des enquêtes récentes révèlent des taux d’épuisement professionnel préoccupants, bien au-delà de la moyenne nationale tous secteurs confondus. La non-revalorisation régulière du point d’indice est perçue par ces professionnels comme un signal de désengagement des pouvoirs publics vis-à-vis de ces métiers essentiels.

Cette situation alimente un cercle vicieux : moins de candidats à l’embauche, des équipes sous pression permanente, une qualité d’accompagnement qui risque de se dégrader. La revalorisation du point n’est pas seulement une question de pouvoir d’achat — c’est un levier de reconquête de l’attractivité du secteur social dans son ensemble.

Les seniors dans le travail social : un vivier de talents à ne pas négliger

Face à la pénurie de professionnels, une tendance se dessine dans le secteur : le recours aux travailleurs expérimentés de plus de 55 ans. Ces profils, souvent écartés du marché de l’emploi dans d’autres branches, représentent un atout réel pour les associations : maturité relationnelle, maîtrise des publics fragilisés, capacité à gérer les situations de crise avec recul.

Des expérimentations de recrutement de seniors ont vu le jour dans plusieurs régions, avec des résultats encourageants. Pour ces professionnels, la valeur du point revêt une dimension particulière : elle détermine directement le niveau de leur retraite via le salaire de référence. Toute augmentation du point bénéficie donc doublement aux travailleurs en fin de carrière.

Comment cette augmentation impacte-t-elle concrètement votre salaire ?

Les autres dispositions importantes de la CC 66

La Convention Collective 66 ne se résume pas à la valeur du point. Elle encadre de nombreuses conditions de travail qu’il faut connaître pour faire valoir ses droits au quotidien.

  • Congés annuels : 25 jours ouvrés de congés payés, auxquels s’ajoutent des jours de congés trimestriels dans certains établissements selon les avenants applicables.
  • Congés pour événements familiaux : mariage, naissance, décès sont couverts selon des barèmes précis définis par la convention collective.
  • Maintien de salaire en cas de maladie : après délai de carence, le salarié bénéficie d’un maintien de rémunération selon son ancienneté, partiellement pris en charge par l’employeur.
  • Indemnité de sujétion spéciale : majoration accordée à certains professionnels en contact direct avec des publics en grande vulnérabilité.
  • Primes d’ancienneté : progressives, elles représentent une part non négligeable de la rémunération totale pour les salariés fidèles à leur employeur.

Ces dispositions s’articulent avec la valeur du point et les primes issues du Ségur pour former un ensemble de rémunération complexe. Une lecture attentive de la convention reste indispensable pour vérifier que tous ses droits sont respectés.

Questions fréquentes

Est-ce que le point d’indice va augmenter en 2026 ?

Les négociations au sein de la BASS sont toujours en cours en 2026. Les syndicats réclament une augmentation significative pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat accumulées. Nexem conditionne toute hausse à des engagements clairs des financeurs publics. Une revalorisation est probable, mais son ampleur reste incertaine selon l’issue des discussions et des arbitrages budgétaires de l’État et des collectivités.

Valeur du point cc66 en 2026 ?

La valeur du point de la Convention Collective 66 en 2026 n’est pas encore fixée définitivement. Elle se situe dans la continuité des valeurs de 2025, autour de 3,99 à 4,02 €, avec des demandes syndicales pour la porter sensiblement au-delà du seuil des 4 €. Consultez régulièrement les publications officielles de la BASS pour suivre l’évolution en temps réel.

Quelle augmentation espérer en 2026 ?

Les organisations syndicales revendiquent une augmentation d’au moins 5 à 8 % de la valeur du point pour 2026, afin de compenser le différentiel d’inflation accumulé. Historiquement, les revalorisations annuelles restent plus modestes, entre 0,5 % et 3 %, sauf accord exceptionnel de branche lié à un contexte politique particulier — comme ce fut le cas avec le Ségur de la Santé.

Quelle est la revalorisation du point d’indice de la convention 66 ?

La revalorisation du point d’indice de la CC 66 résulte d’accords collectifs signés entre Nexem et au moins un syndicat représentatif, déposés auprès des autorités compétentes et publiés au Journal Officiel après extension. Elle s’applique à l’ensemble des salariés relevant de la convention à la date d’effet précisée dans l’accord. La fréquence est annuelle en théorie, mais des blocages répétés peuvent en retarder l’application effective.